philoméle

Le projet « Corps se tait – Philomèle », présenté pour la première fois au sein de la galerie Totem, en mai 2023, est inspiré d’un récit mythologique grec.

le roi Térée, beau-frère de Philomèle, découvre la beauté de cette dernière et désire aussitôt la posséder. Alors, Térée l’entraîne dans une bergerie où il la viole et lui coupe ensuite la langue pour l’empêcher de parler. C’est en tissant une toile que Philomèle révéle son calvaire.

Sérigraphie sur corsets
(avril 2023).

Après avoir recueilli les textes déposés par les femmes, j’expérimente la sérigraphie sur les corsets, dans les ateliers des Éditions du Monstres.

Les textes, sérigraphiés sur les corsets, apparaissent et disparaissent selon la lumière qui les traverse.

les mots sont comme absorbés par le tissu; inscrits de façon indélibile dans les chairs.

Dans ce travail collectif, il était important d’avoir une démarche non seulement artistique, mais aussi sociale.

Ce travail a pour but de recueillir les témoignages de femmes et d’adolescentes.
Dans un geste évoquant la sororité, toutes les femmes ont été invitées à broder leurs mots au sein de la galerie Totem, afin de participer à la réalisation de l’installation Philomèle.

Lors de cette résidence, j’ai proposé à d’autres artistes de travailler dans leurs disciplines respectives autour du même sujet

Échanger avec le public lors des restitutions. Mavikana Badinga et Delphine Galant (danseuses), Dounia Mousli (photographe), Alexandra Belland (installation sonore) et les Maquis’arts de la Poésie (slam).

“ C’est MON corps ” par la compagnie Yaena – Duo dansé – création sonore mélant souffle des danseuses et “ à l’été, à l’hiver ” de Vivaldi – 20 minutes (mai 2023).

Mavikana Badinga et Delphine Galant ont proposé deux temps forts dansés dans la galerie, en totale immersion avec le public, les portraits de femmes de Dounia Mousli et les réalisations textiles “ Coprs se tait ”.

Directement inspirées des œuvres “ Coprs se tait ” et des témoignages de nombreuses femmes, les danseuses tracent un double parcours, de corps et de mots, qui raconte les violences faites aux femmes, dans les sphères publique et privée. Injonctions, rapports de domination, lassitude, abus, silence, violence, refus, libération, sont les pistes explorées pour l’écriture de ce duo. Ça commence par des mots scandés, répétés jusqu’à l’insupportable. Le corps prend alors le relais, dit “NON” et après la déchirure, fini par trouver l’apaisement.

Documentaire – Association Carmen

Samedi 13 mai 2023, le groupe PJF de l’APAP s’est rendu à l’exposition « Corps se tait – Philomèle » de Carine Vernon-Vicenzi à la galerie Totem à Amiens. Soraya Mavinga, une des jeunes femmes du groupe, a pris une caméra et a réalisé un film sur cette rencontre.